Idyll-Anaïse BOTTOIS, Musée du Vivant

Entretien réalisé le 12 Novembre 2008

Idyll-Anaïse BOTTOIS est attachée de conservation pour le Musée du Vivant
(promotion 2006/2007)



Idyll-Anaïse BOTTOIS, Musée du Vivant
Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai étudié l’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et à l’Université  Paris I Panthéon Sorbonne. Lors de mon Master 1 je suis partie en Irlande dans le cadre du programme Erasmus, puis j’ai intégré le master 2 de Conduite de Projets Culturels et Connaissance des Publics de Nanterre.

Quels stages as-tu fait avant d’intégrer le master ?

J’ai commencé à faire des stages dès ma deuxième année à l’université, comme par exemple un stage aux éditions du centre Georges Pompidou, afin de mieux connaître le secteur du livre. J’ai également fait un stage au Musée en Herbe, centré sur les publics enfants, et j’ai participé à beaucoup de nocturnes jeunes pour le Musée du Louvre et le Musée d’Orsay en tant que conférencière. Avant d’entrer dans le master, j’ai travaillé à la Bibliothèque Nationale d’Histoire de l’Art comme assistante bibliothécaire.

En quoi le master a-t-il enrichi ton parcours ?

Le master m’a ouvert plusieurs portes, m’a fait connaître plusieurs secteurs de la culture que je connaissais peu. J’ai découvert le domaine du spectacle vivant, la sociologie avec l’enquête de public. Nous étions une vingtaine d’étudiants, venant tous de parcours et d’univers différents. C’était toujours très constructif et instructif de pouvoir confronter nos idées et nos expériences. Les rencontres avec des professionnels ont été très enrichissantes, lorsque nous avons rencontré par exemple des représentants de l’Alliance française, du Ministère des Affaires Etrangères ou bien de chez ARTE, cela nous a permis de nous rendre compte des diverses actions nationales, internationales et privées dans le domaine culturel.
D’autre part, j’ai participé à l’élaboration et à la réalisation du Festival les « Marmites Artistiques » avec quelques autres étudiantes du Master. Cette expérience a beaucoup compté pour moi. En tant qu’organisatrice (nous étions sept) j’ai été confrontée à des responsabilités très formatrices.

Pourquoi as-tu choisi d’intégrer ce master en 2006 ?

J’ai choisi ce master pour la spécialité des publics, parce que cette question me paraissait essentielle dans tous les domaines culturels, aussi bien dans le cadre d’expositions, du musée,  que du spectacle vivant. Tous les cours proposés aussi étaient très attractifs et variés : à la fois gérer un site internet, travailler sur une enquête de public, étudier les domaines du livre, du théâtre etc.

Où as-tu fait ton stage de master ?

J’ai choisi de faire mon stage de master dans une municipalité, je voulais voir l’aspect « public et culture » sous un angle politique. J’ai effectué mon stage dans la mairie du XXe arrondissement de Paris. La mairie voulait ouvrir un centre culturel destiné à des expositions, des évènements culturels, du cinéma. J’ai commencé deux mois avant l’ouverture du lieu et suis restée quatre mois après l’ouverture. C’était vraiment intéressant de voir la préparation de ce projet, sa naissance et ses débuts. C’était particulier car il fallait tout mettre en place, mais ce fut très enrichissant. Et puis dans une mairie, il faut faire une place pour la culture ! Surtout que nous n’étions pas loin des élections présidentielles, donc le contexte était très particulier.

Comment s’est passée ton entrée dans la vie active au Musée du Vivant ?

J’ai cherché quelques mois, tout en faisant un autre stage dans une galerie d’art contemporain pour élargir mes expériences. Puis j’ai trouvé un poste qui me convient parfaitement au Musée du Vivant.

Quelles sont tes missions au sein de cette structure ?

Je travaille au Musée du Vivant, comme attachée de conservation du musée. Les collections sont très variées (animaux naturalisés, boîtes d’entomologies, affiches, peintures, sculptures, bandes dessinées, photographies etc…), et se développent autour des thèmes de l’écologie et du développement durable. Je m’occupe principalement des collections (inventaire, collecte, conservation), des expositions et du prix de la Communication Equitable que nous remettons chaque année. C’est un travail enrichissant très diversifié et en pleine expansion, toujours en mouvement !

Que représente pour toi le master, en un mot ?

Pour moi, le master en un mot serait « diversité ». L’enrichissement au contact des autres, les étudiants comme les professeurs, et les professionnels que nous avons pu rencontrer. Ces différents parcours qui se croisent. Ce master m’a permis de regarder la culture sous plusieurs angles.

Chloé Fauvin et Charline Touzeau

Site du Musée du Vivant






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