Céline Laflûte, Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris



Céline Laflûte est en charge de la conception et de la gestion d'un programme d'activités culturelles pour la société d'amis de l'Opéra de Paris : l'AROP (Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris).
(promotion 2006-2007)



Peux-tu nous dire ce que le master t'a apporté ?

Ce dernier cycle fut pour moi une véritable ouverture sur les problématiques du milieu culturel. Après une formation en lettres, il me manquait véritablement un bagage professionnalisant, même si j’avais déjà fait plusieurs stages. Le master m’a appris énormément de choses sur la santé et les rouages de la culture en général et de ses différentes disciplines en particulier (cinéma, théâtre, musées…). Les enseignements du master s’enrichissent de rencontres avec de nombreux professionnels intra ou extra muros. Je trouve qu’il y a un bon équilibre entre la théorie et la pratique : d’un côté les notes de synthèse en politiques culturelles et en cinéma sur des sujets que l’on choisit, de l’autre des travaux pratiques d’envergure variable dont le projet de site Internet et l’enquête de public. J’ai également apprécié la disponibilité des enseignants. La cerise sur la gâteau : côtoyer et travailler avec les profils très éclectiques de la promotion.

Céline Laflûte, Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris
Où en es-tu professionnellement aujourd'hui ?

J’occupe mon premier poste dans le mécénat culturel au sein d’une société d’amis, l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris. J’ai pour mission de concevoir et de gérer un programme d’activités culturelles à destination des amis de l’Opéra. C’est un poste qui a l’avantage d’offrir une grande diversité de tâches, aux deux extrémités de la chaine : réfléchir à une programmation, gérer toute l’organisation matérielle des activités, être au plus près du public – un public très spécifique. La transition entre le stage et le CDD s’est certes faite en douceur mais ne m’a pas empêchée de ressentir le poids de nouvelles responsabilités. C’est assez différent d’assister quelqu’un qui vous dit quoi faire en temps et en heure et puis de se retrouver seule à gérer sa barque ! La gestion des délais est quelque chose de fondamental. Il m’a fallu quelques semaines, le temps de prendre le recul nécessaire, pour me sentir en pleine possession de mes moyens et parfaire ma formation spécifique au poste. L’Arop a l’avantage d’être une équipe relativement réduite dans laquelle l’information entre les services passe relativement bien. C’est agréable de travailler dans ces conditions.

Quels conseils pourrais-tu donner à la nouvelle promotion ?

D’abord, profiter de tout ce que le master peut offrir, notamment user et abuser du savoir des nombreux intervenants universitaires et professionnels. C’est l’année où jamais pour poser toutes les questions restées jusque là sans réponse. Ajouter des cordes à son arc en découvrant des matières nouvelles. Plus on s’investit, plus c’est intéressant ! Je pense aux nouvelles « marmites » par exemple, qui vont découvrir le long processus des dossiers de subventions, la gestion d’un budget, les choix de programmation et de communication, toutes les questions matérielles, logistiques propres à un festival… C’est déjà un sacré pied dans le bain ! Le choix du stage peut être vraiment déterminant. Il ne faut pas hésiter à questionner le recruteur sur les perspectives possibles après la période de stage. Si la structure a son importance, les missions confiées au stagiaire en ont au moins autant !





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