Justement, est-ce que tu peux m’en parler un peu plus… ? Tout est parti d’une proposition d’Emmanuel Wallon. Il nous a parlé pour le master d’organiser un festival sur le campus. Après une rencontre avec l’association Hors les Murs, Marianne, Mélanie (les deux autres organisatrices) et moi-même avons très vite proposé un projet à l’ensemble de la promotion. Dès le mois de décembre, nous sommes tombées d’accord sur le thème : les arts de la rue. Toutefois, l’objectif était de présenter les arts de la rue de manière différente, en innovant dans nos propositions. Nous avons cherché des idées inédites, des créations nouvelles en mélangeant les intervenants professionnels ainsi que les amateurs de Nanterre. D’ailleurs, le lieu n’est pas anodin ; le campus de Nanterre est un lieu extrêmement riche d’un point de vue artistique. Nous voulions détourner ce lieu de vie pour en faire un espace de découvertes et de partage artistique. Tous les artistes conviés aux Marmites ont investi le lieu en adhérant à cette optique.
La spécialité de notre master étant les enquêtes de publics, je suppose que vous vous êtes intéressées aux publics visés par les Marmites ? Oui, bien sûr, ça a été une question centrale dès le départ. Le public visé en premier était celui étudiant puisque le festival se déroulait sur le campus. Mais nous voulions élargir l’audience…le but étant d’attirer les habitants des « tours » voisines, car il ne faut pas oublier que l’université est au cœur de trois cités. Nous avons essayé de croiser les publics mais nous n’avons pas eu le temps de mener des actions très précises de médiation, en faisant appel aux associations de quartiers par exemple. Le public des « Marmites Artistique » fut essentiellement un public d’étudiants, même si nous avons vu des familles avec des enfants, qui venaient par curiosité.
Où as-tu fait son stage de master ? J’ai fait mon stage à
Gare au Théâtre, à Vitry-sur-Seine. J’ai été recrutée en stage sur le festival « Nous n’irons pas à Avignon » organisé par le théâtre, qui regroupe pour la plupart des compagnies de théâtre mais également des troupes de danse, des groupes de musique…. J’étais chargée des relations de proximité ; mon travail était de mettre en place des projets de sensibilisation entre le théâtre et la population locale, favoriser les rencontres entre le public et les artistes. J’ai également géré les interventions pour le « Hors les murs » du festival et conduit une enquête de public.
As-tu trouvé un emploi à l’issu de ton stage ? Oui, j’ai été embauchée à
Gare au Théâtre, là où j’ai fait mon stage. En fait, la personne chargée des relations de proximité à l’année dans la compagnie s’en allait, donc j’ai pris son poste à la suite de mon stage.
Si tu devais résumer le master en une phrase, que dirais-tu ? Je pense que c’est l’échange et le partage d’expériences qui caractérisent le mieux cette formation.
Estelle Guichard
Entretien réalisé le 5 Janvier 2007
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